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  • Marceline Malenfant ND.A

La dépression

Mis à jour : août 27


La dépression est une maladie très répandue Un homme sur 10 et une femme sur 5 souffriront de la dépression au cours de sa vie. Les gens ne sont pas nécessairement tristes, ils sont plutôt anxieux, vite irrités et apathiques. La dépression apporte une coupure du lien entre la raison et l’émotion : les fantasmes cessent, l’imaginaire est paralysé. La personne se sent fatigué, son sommeil est troublé, sa libido est diminué. Il perd sa capacité de gaieté, dans tous les domaines. Même l’odorat devient défaillant. Le déprimé ne peut plus fonctionner qu’à force de volonté, il s’épuise pour avancer.

Il se sent sans valeur et coupable de son problème. Ensuite vient l’isolement sociale et les pensées suicidaires.

Les chercheurs croient que la cause de la dépression se trouve en rapport entre la biologie et la psychologie.

Une dépression est fréquemment accompagnée d’autres troubles apparemment non impliqués comme l’ANGOISSE et LA PERTE DE LA CAPACITÉ D’ÉPROUVER DU PLAISIR.


La gestion des émotions


Il faut absolument comprendre comment nous réagissons aux liens entre notre corps et notre esprit mais aussi à la vie en société. En réalité, les émotions vécues font l’objet d’un PARTAGE SOCIAL qu’on reconnait être essentiel à l’équilibre des gens et au bon fonctionnement de la vie et de la société.

Durant la première période de notre développement ce sont nos parents qui on dû décoder et prendre en charge nos émotions que nous étions totalement incapable de gérer. Adolescents, ils ont continué à nous accompagner dans ces situations. Ils nous ont appris à donner du sens à nos expériences émotionnelles. Ensuite, amis, petits amis et membre de notre famille deviennent les interlocuteurs des échanges sur les périodes émotionnels et avec la maturité c’est surtout le conjoint qui remplit ce rôle.


L’intelligence émotionnelle est la capacité à reconnaître à exprimer nos émotions.

Toutefois, lorsque les parents sont totalement pris par des problèmes matériels, psychiques ou relationnels, cette aide peut manquer. Mais les grands-parents, les membres de la famille et les amis émotionnellement disponibles sont un appui indispensable.

Devenu adulte, l’échec de verbaliser, partager et communiquer ses émotions ( souvent par manque d’apprentissage) forme le germe d’une dépression. Dans certain cas, le fait de parler ne suffit pas, il faut un travail de reconstruction cognitive avec un professionnels.


Les différents formes de dépressions

La déprime, coup de blues ou état de stress n’est pas la ``dépression``.

La déprime est normale à certains événements de la vie, état d’âme dont tout le monde souffre un jour ou l’autre. Elle est caractérisée par des symptômes temporaires, liés à un événement précis : une baisse d’intérêt pour faire des tâches, de l’insomnie, la fatigue, diminution de l’appétit, de la distraction et de l'irritabilité. Cela peut durer quelques heures, quelques jours, maximum quelques semaines. La personne réagit quand même avec enthousiasme à certains plaisirs de la vie.

Le coup de blues : broyé du noir sans raison apparente! Il se manifeste par des symptômes dépressifs légers (tristesse, manque de désir et de plaisir pour des activités qui, la veille nous passionnaient….) qui n’empêchent pas de continuer à assumer les activités quotidiennes.

L’hiver, la saison de repos dans la nature, est pour nous la période la plus chargée de toute l’année. L’été, tout le monde part en vacances, alors que , pour respecter notre horloge biologique, c’est exactement le contraire qu’il faudrait faire. Directement lié au manque de lumière, le coup de blues hivernal, une dépression saisonnière mineure, se fait sentir au moment du changement d’heure. Vient avec lui le stress, grignotage compulsif et grosse fatigue.


La dépression majeur

La dépression majeure est un dérangement profond de l’humeur caractérisé par des troubles affectifs provoquant des changements d’humeur. La dépression se distingue par une tristesse infinie, un ralentissement physique et psychique, une culpabilité, la perte de l’estime de soi, des troubles alimentaires, des douleurs physiques, une fatigue immense, et la perte de désir physique (libido), premier signe à apparaître et le dernier à disparaître. ( les antidépresseurs renforceront cette perte)

Et si la dépression était une sorte de ``réaction de stress à l’envers`` contre le stress chronique?

L’hormone de la peur ( CRH) est fabriqué par l’hypothalamus en réaction au stress. Elle active la production de l’hormone ACTH dans l’hypophyse, qui va ensuite stimuler la glande surrénale à produire du cortisol.

La sécrétion continuelle de l’hormone de la peur ( CRH) à cause d’une situation de stress qui persistent ( comme un travail trop exigent ou des problèmes d’argents) provoque un trouble direct de l’hippocampe, qui est le siège des émotions, et à long terme une dépression. L’hypothyroidie participe aussi à ce problème. (vouir plus loin : les causes)

La dépression ne fait pas partie d’un burn-out, mais peut être sa conséquence.

En cas de burn-out, on remarque que les niveaux de cortisol sont plus faibles( tests sanguins et de la salive) et que les systèmes physiologiques du stress sont perturbés.

En cas de dépression clinique, on observe l’inverse : les niveaux de cortisol sont accrus. Les traitements du burn-out et de la dépression sont donc différents, puisque les antidépresseurs diminuent les taux de cortisol.

Le terme burn-out vient de l’industrie aérospatiale. Il désigne l’épuisement du carburant d’un avion ou d’une fusée, pouvant causer une surchauffe ou l’écrasement. Le terme à été utilisé en médecine dans les années 70 pour démontrer un ensemble de symptômes qui arrive en présence ``d’un investissement personnel et affectif important`` et accompagné d’un épuisement psychologique lié au travail. Ne touchant pas les autres centres d’intérêt, par rapport à une dépression.


La dépression postnatale

La dépression postnatale s’observe de plus en plus. Malheureusement, après un accouchement, les sentiments dépressifs sont tabous. Des changements hormonaux rendent les femmes très vulnérables. Et considérant en plus les nuits blanches, les pleurs du bébé, l’incertitude dans le choix entre allaiter ou donner le biberon, la solitude, la relation difficile avec son partenaire….

Nos parents pouvaient compter sur leurs propres mères, qui étaient souvent des femmes au foyer. Mais les grands-mères d’aujourd’hui sont souvent très actives, divorcées souvent habitent avec une nouveau partenaire. Elles sont donc moins disponibles.

Nous devons arrêter de glorifier la période natale en se fixant seulement sur ce beau petit bébé. Avoir un enfant signifie que la mère et le père réorganisent leur vie ensemble, renoncent et délèguent.


Les types de dépression

Dépression endogène :

Elle arrive sans explication et est provoqué par une anomalie de la fonction du cerveau. Cette dépression est souvent liée avec les tendances suicidaires et est très grave. C’est une cause interne.

Caractéristiques :

· Pas de facteur déclencheur

· Aucun gout pour toutes les activités

· Les symptômes de la dépression sont très prononcés ( poids, appétit, libido, fatigue)

· Insomnie en pleine nuit et tôt le matin

· Dépression plus intense le matin

· Image de soi : perte de l’estime de soi, culpabilité, regrets…

· Tendance suicidaires fréquentes

· Pauvre interaction avec son environnement

Un traitement médical doit être instauré.

Dépression non endogène :

La dépression réactive est une forme de déprime, réaction humaine face à une situation. La dépression réactive trouve son origine lors d’une circonstance bouleversante comme la perte d’un proche, le divorce, une maladie grave, l’accouchement, des problèmes financiers, des contretemps professionnel…. La cause est externe. La déprime et le coup de blues sont des dépressions réactives à caractère temporaire.

Dépression neuronique :

Cette forme de dépression est nettement marqué par la présence d’angoisse profonde. Vient d’un problème émotif ancien et non résolu. Le sentiment d’avoir une maladie physique est typique. Cela peut évoluer vers une phobie, vers une névrose hystérique ou une névrose obsessionnelle.

Caractéristiques :

· Avec facteur déclenchant

· Inhibition modérée de certaines activités

· Symptômes limités( poids, appétit, libido, fatigue)

· Trouble d’endormissement

· Dépression plus intense l’après-midi

· Image de soi : pitié de soi-même

· Peu de tendance suicidaire

· Interaction aves son environnement

N’exige pas nécessairement un traitement par antidépresseurs

Dépression atypique

Ce type de dépression chronique est caractérisé d’un facon spécifique par une réactivité de l’humeur lors d’événement positifs, par une fatigue terrible et d’une hypersomnie. Un appétit exagéré peut également survenir.


Les symptômes physioloques :

Les symptômes d’une dépression ou d’un état dépressif sont la manifestation des déséquilibres affectant au moins 3 neurotransmetteurs du cerveau : la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Des troubles des taux du glutamate et du GABA sont aussi impliquées.

Une dépression est aussi une affection systémique : 80 % de la sérotonine totale de l’organisme se trouve dans le système gastro-intestinal. D’où l’apparition de symptômes physiques.

En outre, la dépression est caractérisée par une perturbation du système immunitaire et de l’horloge biologique (veille/sommeil)


Les causes de la dépression :


Facteurs liés à l’individu


La mauvaise gestion des émotions (stress) est une des principales causes de la dépression, de l’anxiété, de la prise de poids, de l’hypertension… Biochimiquement, le cortisol active une enzyme hépatique vitamine B6-dépendant, qui détourne la tyrosine de la synthèse de dopamine et des catécholamines vers la synthèse de fumarate, intermédiaire du cycle de Krebs( cycle citrique qui abouti à un DÉFÉFIT EN DOPAMINE. Donc des taux bas de tyrosine sont associés à la dépression on encore à la baisse de la libido.

Les gens qui ont appris à écouter leur corps, à reconnaître leurs émotions et à y répondre avec intelligence n’ont généralement pas ces problèmes. Il est primordial de savoir contrôler ses émotions, gérer sa frustration et coopérer avec les autres.

Lorsque nos émotions sont trop à vif à cause d’un stress quelconque, le cerveau émotionnel va dominer le coté cognitif (intelligence) qui perd alors sa capacité à guider le comportement et laisse ainsi le champ libre aux réflexes et aux actions instinctives. A l’époque des mammouths cela était vraiment utile mais pas à notre époque. Aujourd’hui cette perte de contrôle nous rend incapable d’agir en fonction du meilleur comportement. Sous l’influence de l’adrénaline, le cerveau cognitif est incapable d’organiser une réponse structuré à la situation. Ce qui peut entraîner un état de panique.

Et à l’opposé, un contrôle exagéré des émotions nous déconnecte de notre sensibilité. En effet les émotions sont nécessaires pour diriger le comportement. Le corps étant le principal champ d’action du cerveau émotionnel, une telle tendance à l’étouffement des émotions se traduit par des problèmes physiques : fatigue inexpliquée, hypertension artérielle, rhumes et autres infections à répétition, maladies cardiaques, troubles intestinaux (diarrhée…) problèmes de peau (allergie, eczéma, psoriasis…)


Facteurs génétiques :


Il est préférable de parler de fragilité. Il n’y a pas de conditionnement génétique systématique. L’influence génétique peut s’exprimer ou non, partiellement ou non, varier en fonction de certains facteurs dont les facteurs externes prédisposants.

Facteurs immunologiques : la piste inflammatoire

Une dépression est souvent caractérisée par un état inflammatoires chroniques causé par un agent étrangers ou de soi (maladie auto-immune). Cette inflammation empêche la fabrication de sérotonine, qui est l’hormone du bonheur dans le cerveau.

La description biochimique : les cytokines pro-inflammatoires (IL-1, IL-6 et TNF-alpha) peuvent bloquer la conversion de tryptophane en sérotonine, diminuant donc la synthèse de sérotonine et de la concentration de tryptophane dans le système nerveux. Au lieu d être utilisé dans la synthèse de sérotonine, la dégradation hépatique du tryptophane entraîne des taux élevés neurotoxiques tels que l’acide quinolinique, un métabolite de la voie de la kynurénine ( macrophages) convertissant le tryptophane en NAD+

La libération de cytokines inflammatoires active des microglies, des cellules gliales dans le cerveau, détournant ainsi, par intermédiaire de l’enzyme indoleamine 2,3-dioxygénase (IDO) , la conversion de tryptophane en sérotonine et mélatonine vers la conversion de tryptophane en acide quinolinique ( un agoniste NMDA), induisant des sentiments de peur et d’agitation.


En même temps, on voit une chute de la sensibilité au cortisol, l’hormone anti-inflammatoire.

Les signes inflammatoires peuvent être divers : infections virales infections bactériennes, stress chronique, maladies dégénératives, maladies auto-immunes, cancer, obésité etc.

Les parasites, les bactéries et les virus qui infectent les gens ont une influence sur leur comportement émotionnel. Le rapport entre l’hyperperméablilité intestinale et la dépression en est un autre exemple. En effet le Leaky Gut Syndrome (porosité intestinal) laisse passer des bactéries dans l’organisme par le sang, entrainant une inflammation et un stress oxydant. Jusqu’à très récemment, on croyait que le système immunitaire du cerveau était protégé par la barrière hémato-encéphalique. Mais en 2015 on rapporte la découverte d’un système de drainage lymphatique dans le système nerveux central, ce qui implique que les altérations du système immunitaire périphérique peuvent directement influencer la plasticité cérébrale. Les cytokines pro-inflammatoire peuvent pénétrer les structures cérébrales et altérer la fonction de neurotransmetteurs comme la sérotonine, la dopamine et le glutamate, qui jouent un rôle dans la dépression


Les troubles psychiques sont en fait des maladies du corps entier.

Les intestins sont le premier système de défense contre des réactions inflammatoires. Le gluten, les produits alimentaires industriels et leurs additifs alimentaires peuvent provoquer un état d’inflammation dans les intestins, et donc également dans le cerveau.

Les probiotiques, tels que des produits fermentés kéfir, natto) des légumes fermentées ( choux, navets, aubergines, concombre, oignons etc) ou comme supplément alimentaire, ont une action bénéfique.


La suite bientot

2 ème partie: Facteurs environnementaux



https://www.depression.fr/47/depression-atypique.htm

(https://www.intechopen.com/books/clinical-research-and-treatment-approaches-to-affective-disorders/depression-viewed-as-a-gaba-glutamate-imbalance-in-the-central-nervous-system)

https://www.consultant360.com/ad-block/welcome?destination=/story/anti-inflammatories-may-have-anti-depressant-properties

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26030524

https://biolmoodanxietydisord.biomedcentral.com/articles/10.1186/2045-5380-4-10

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26809839

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26030524


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